The Batcave 0.2

Illustrations, bandes-dessinées, storyboards.

20 novembre 2009

Ariol

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Ariol

(Une série d'animation 2D de 72 épisodes x 4 minutes.)
Sociétés de production :
Folimage -
TF1 - Canal + - TPS Jeunesse - Subsequence - RTBF
Réalisation : Emilie Sengelin, Amandine Fredon

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L'histoire:

Ariol est un âne d’environ huit ans. Il a de grandes oreilles et surtout beaucoup d’amis avec qui il observe le monde de manière très personnelle. Comme beaucoup d’enfants il n’aime pas se lever pour aller à l’école, collectionne les vignettes autocollantes de son album de chevalier, n’obéit pas toujours à ses parents, aime aller au cinéma avec sa mamie et surtout est fou amoureux de Pétula, sa copine vachement belle. Ariol a surtout un imaginaire débordant, transformant sa serviette de bain en cape de chevalier, le pommeau de douche en lance-flamme ou sa raquette de tennis en guitare électrique. C’est entouré, entre autres, de Ramono le cochon, Bitonio le lapin ou encore Tiburge le chat, ses fidèles amis, qu’Ariol traverse sa vie d’enfant… au galop.

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A la télévision:

 


 

 

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Diffusion à partir du 16 novembre au 18 décembre sur TF1 dans l’émission jeunesse TFou du matin, le lundi, mardi, jeudi et vendredi à 7h10.

Les audiences TV:

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 Ariol : La nouvelle série animée de TFOU fait un carton !

Audiences_TV_Ariol_La_nouvelle_serie_animee_de_TFOU_fait_un_carton_image_article_paysageAriol, le nouveau dessin-animé proposé chaque matin dans le programme jeunesse de TF1, TFOU, a réussi d'excellentes performances en termes d’audiences.

Lancé le 16 novembre dernier, la série Ariol, adaptée d’une bande dessinée, raconte à nos plus petits les aventures d’Ariol, un personnage vit des situations extraordinaires.

Ariol est un âne de 9 ans qui a une imagination débordante. Chaque jour, l'animal tente désespérément de séduire Pétula, la plus belle fille du monde, et d'impressionner ses amis.

Cet amour conduit Ariol le petit âne à vivre des aventures rocambolesques !

Des aventures qui ne laissent pas indifférents nos bambins ! En effet, Ariol a enregistré de très bonnes audiences avec en moyenne 32.7% de part d'audience sur la cibl e des enfants de 4 à 10 ans.

Le lundi 30 novembre, Ariol a même établit une part d’audience record avec 40.3% en moyenne pour 2 épisodes.

Ariol, le nouvel ami des tous petits, chaque jour dans TFOU sur TF1 ! 

(Source: http://tele.premiere.fr/News-Tele/Audiences-TV-Ariol-La-nouvelle-serie-animee-de-TFOU-fait-un-carton/%28gid%29/2151640)

 

Sur le Web:

  • Le site officiel:

http://www.ariol.fr/

  • Le blog de Folimage:

http://folimage.over-blog.com/categorie-10926847.html

  • La page Facebook du studio Folimage:

http://www.new.facebook.com/pages/Folimage/74707403795

  • En streaming gratuit:

http://videos.tf1.fr/ariol/

En festival:

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La série TV Ariol, actuellement en production, est sélectionnée au Festival International du Film d'Animation d'Annecy 2009. L'épisode en compétition : Où sont les clés?

 

Ou_sont_les_cle04_copie_2Ariol "Où sont les clés ?"

Sur le chemin de l'école, Ariol s'aperçoit qu'il a perdu ses clés... Avec Ramono, ils cherchent sans succès... Et si des voleurs étaient en ce moment même chez Ariol ?

  

 

Identité
Réalisation : Émilie SENGELIN
Pays : France, Canada
Année : 2009
Durée : 03 mn 30 s

 

Technique
Technique(s) utilisée(s) : Ordinateur 2D
Procédé : Couleur
Catégorie : 2009 Séries TV
Public(s) visé(s) : Tous publics

 

Générique complet
Réalisation : Émilie SENGELIN
Producteur : Pascal LE NÔTRE, Marie-Josée CORBEIL, Christine CÔTÉ
Production : FOLIMAGE, DIVERTISSEMENT SUBSÉQUENCE INC.
Distributeur : AB GROUPE

Adaptation de : Emmanuel Guibert et Marc Boutavant.
Scénario : Emmanuel GUIBERT
Graphisme : Marc BOUTAVANT
Storyboard : Stéphane BERTAUD
Layout : David COQUARD-DASSAULT
Décor : Émilie MERCIER
Animation : Laëtitia DUPONT
Musique : Claude MILOT, Mathieu VANASSE
Son : Sacha SÉMERIA
                                              Montage :
Hervé GUICHARD
Compositing : Benoît RAZY
Voix :

Sarah DELABY-ROCHETTE, Paul OLINGER

 

(Source: http://www.annecy.org/home/index.php?Page_ID=2095&film_id=20091169&back_page=2093&code_categfilm=C8&titre=&realisateur=&PHPSESSID=)

 

Le pilote:

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«Pourquoi tu fais la voiture Ariol ?
- je fais pas la voiture je fais le pilote.
- le pilote de quoi ?
- le pilote de mon dessin animé !»

Le Making-Of:

 

 

La série Ariol en quelques chiffres:

5 h 12 de dessin animé = 312 minutes ; 18 720 secondes (soit 449 280 images fabriquées) ; 4500 plans, 2500 décors et près de 150 pantins ; 3 producteurs ; 5 personnes au suivi de production ; 12 partenaires financiers ; 1 distributeur international ; 3 chaînes françaises ; 3 chaînes étrangères ; 1 bande dessinée ; 2 réalisatrices ; 2 auteurs ; 1 traductrice ; 1 directrice d’écriture ; 6 adaptateurs ; 6 storyboarders ; 6 décorateurs ; 4 builders de personnages ; 3 détectrices d’animation ; 3 chefs animation ; 22 postes de travail ; 15 animateurs ; 10 opérateurs compositing ; 1 chef monteur ; 12 voix principales ; 31 séances d’enregistrement ; 28 personnages secondaires ; 3 ingénieurs du son ; 1 coach voix d’enfants ; 2 studios d’animation (France - Canada) ; 2 studios d’enregistrement (voix - chant) ; 2 compositeurs de musique originale ; 1 studio de doublage (version anglaise) ; 1 auditorium de mixage ;1 studio de postproduction canadien.

• des heures de visionnement,

• des milliers de mails échangés,
• quelques dizaines d’anniversaires, fêtes et goûters en tout genre…
• tout cela durant 1 an ½ = 18 mois = 540 jours dans la Drôme, en Région Rhône Alpes et aussi un peu à Montréal…

"Avec des outils nouveaux et une jeune équipe, c’est une belle réussite qui s’inscrit parfaitement dans la ligne éditoriale de qualité du studio Folimage: bravo et un grand merci à tous et à toutes." (Pascal Le Notre, Producteur
.)

 


 



 

En bande dessinée:

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514NSEWERMLTome 1 : Debout!

Scénario: Emmanuel Guibert - Dessins: Marc Boutavant

Editeur: Bayard Editions

Collection: Bayard BD



51XFQPFZY4LTome 2 : Jeux Idiots

Scénario: Emmanuel Guibert - Dessins: Marc Boutavant

Editeur: Bayard Editions

Collection: Bayard BD



51ZDZA4FHVLTome 3 : Bête comme un âne, sale comme un cochon

Scénario: Emmanuel Guibert - Dessins: Marc Boutavant

Editeur: Bayard Editions

Collection: Bayard BD



512SESGGNSLTome 4 : Le vaccin à réaction

Scénario: Emmanuel Guibert - Dessins: Marc Boutavant

Editeur: Bayard Editions

Collection: Bayard BD



61Y26RH8Y4LTome 5 : Karaté!

Scénario: Emmanuel Guibert - Dessins: Marc Boutavant

Editeur: Bayard Editions

Collection: Bayard BD



51PZWC8XQMLTome 6 : Oh! La mer!

Scénario: Emmanuel Guibert - Dessins: Marc Boutavant

Editeur: Bayard Editions

Collection: Bayard BD



ariolAriol : Copain comme cochon

Scénario: Emmanuel Guibert - Dessins: Marc Boutavant

Editeur: Bayard Editions

Collection: Bayard BD



51uuWLVBEbLAriol : Le chevalier cheval

Scénario: Emmanuel Guibert - Dessins: Marc Boutavant

Editeur: Bayard Editions

Collection: Bayard BD

 


Dans la presse:

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Futé comme un âne.

par Marc Belpois (Télérama N°3122)

Adaptées de la BD, les micro-aventures d'un écolier aux grandes oreilles.

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Pour les jeunes lecteurs du magazine J'aime lire, Ariol est une vedette. Il plaît aussi beaucoup à leurs parents. « Un jour, un père m'a annoncé fièrement qu'il avait nommé son fils Ariol en hommage à mon personnage, raconte l'auteur, Emmanuel Guibert. Quand je lui ai dit qu'"ariol" signifie "âne" en berbère, il m'a répondu que ce prénom allait définitivement bien à son garçon ! »

C'est donc un âne - on peut en douter - qui se cache derrière les lunettes démesurées de cet écolier de CM1, plutôt sage, fils unique d'un couple d'équidés aimants quoique lunatiques, ouverts à toutes les discussions... quand ils sont d'humeur. Bref, des parents plus vrais que nature.

Imaginée et scénarisée par Guibert (l'auteur de la BD Le Photographe) et croquée par Marc Boutavant, la bande dessinée brossait avec une singulière justesse la vie ordinaire d'un gamin qui se fait tout un monde des mini-événements du quotidien.

Cette adaptation télévisée lui est fidèle dans les moindres détails, de la salle de classe au tableau accroché dans la chambre de papi et mami. Elle distille de l'humour plutôt que des gags, livre des anecdotes qui donnent (éventuellement) à réfléchir plutôt que des leçons de vie. « Les seuls écarts que nous nous sommes permis, confie la réalisatrice Emilie Sengelin, c'est lorsque les personnages de la BD discutent sans bouger. Les chaînes de télé n'aiment pas ça... ». Il y a donc davantage de mouvement dans l'adaptation télévisée, jamais de frénésie. Guibert et Boutavant sont ravis du résultat. Nous aussi.

(Source: http://television.telerama.fr/television/fute-comme-un-ane,49366.php)

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La cartoucherie aux cartoons.

par Marc Belpois (Télérama N°3123)

Studios de création, associations, école... A la Poudrière, ancienne usine située à Bourg-lès-Valence, on recueille (et élève) toute sorte de fondus de l'image animée. C’est notamment ici, dans cette “cour des images” bouillonnante, que prend vie “Ariol”, l’âne-écolier aux grandes oreilles invité éclair des p’tit dèj’ de TF1 depuis le début de la semaine.

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Émilie Sengelin et Ariol dans le jardin de la Cartoucherie. (Photo : Léa Crespi pour Télérama)

En langage technophile, on appelle ça un « pôle d'excellence ». La Cartoucherie, sur la colline de Bourg-lès-Valence, dans la Drôme, n'a pour­tant rien d'un cauchemar climatisé. C'est un bâtiment fraîchement inscrit à l'inventaire des monuments historiques où, depuis le printemps 2009, regroupés autour de la très réputée compagnie Folimage (La Prophétie des grenouilles, Mia et le Migou), des studios, des associations et même une école, la Poudrière, vivent ensemble leur passion pour les images animées. Dans ce royaume de l'imaginaire, il se passe parfois de belles histoires : tout juste diplômée de la Poudrière, Emilie Sengelin, 27 ans, s'est vue propulsée réalisatrice d'une série animée fabriquée par Folimage. A la tête d'une escouade de dix à vingt personnes depuis deux ans, la jeune femme adapte Ariol, l'attendrissant petit âne bleu du magazine J'aime lire - sur TF1 à partir du 16 novembre.

Imaginez une vaste enclave dans l'agglomération valentinoise, 7 hectares de terrain où pointe une haute cheminée de briques. On y pénètre par un bâtiment affichant fièrement son époque, le XIXe industriel, pour découvrir une grande cour intérieure. Pelouse quadrillée d'allées et jalonnée de bancs, longue bande d'eau peuplée de poissons, le tout encadré par un édifice sur deux étages en forme de U, aux façades habillées de fenêtres cintrées. Ici le ciel occupe l'espace et l'espace est ouvert à tous. Une dessinatrice crayonne, une grappe de graphistes se décontractent les neurones, des capoeiristes fendent l'air à coups de pied, un papa promène sa marmaille...

« Evidemment, il faut faire un effort d'imagination pour se figurer la Cartoucherie avant sa réhabilitation. La végétation grignotait les murs, les toitures s'effondraient, des bestioles décampaient ici ou là », raconte Jacques-Rémy Girerd, l'homme à l'origine du projet. Ce réalisateur, fondateur de Folimage en 1981, est tombé sous le charme de ces bâtiments industriels il y a quinze ans. A l'époque, il cherchait un lieu pour installer l'école de ses rêves. Un établissement de pointe où l'on enseignerait toutes les étapes de la production d'un film à des étudiants déjà initiés aux techniques de l'animation. Une dizaine par an seulement. Mais l'endroit était bien trop vaste pour son projet. Et puis la municipalité voulait tout raser pour construire... un lotissement. Comment convaincre les élus de ne pas lâcher les bulldozers ? En installant ici son propre studio, Folimage, jusqu'alors logé dans trois cubes de béton vitrés « franchement mochasses » de la banlieue de Valence. Et en accueillant d'autres structures de production consacrées à l'image animée. Entre-temps, Girerd créait la Poudrière, à Valence, en 1999. Pour les élus, l'idée d'un « pôle de compétitivité »fit son chemin. Par ici, les subventions pour restaurer le site ! Et puis, on sauvait ainsi un lieu de mémoire...

Bâti en 1853 par Noël Sanial, industriel sensible aux idées fouriéristes de l'époque, l'édifice tient du phalanstère, avec ses ateliers, ses vergers et sans doute quelques logements. A l'époque, il ne s'agissait pourtant pas d'instaurer un lieu de vie communautaire, mais d'y produire. Des tapis, des châles en soie et autres textiles. Puis, vingt ans plus tard, des cartouches en laiton pour le fusil Gras. Pendant la Grande Guerre, jusqu'à quatre mille femmes y travaillaient - Bourg-lès-Valence comptait alors cinq mille habitants. C'était une cité laborieuse, avec un canal et une gare ferroviaire pour expédier les stocks. La cartoucherie ferma définitivement ses portes en 1964. Autant dire hier pour les gens du coin. « Tout le monde a quelqu'un dans sa famille qui a travaillé ici, commente Girerd. Lors de l'inauguration du pôle, en juin dernier, environ trois mille personnes sont venues arpenter les lieux, vous vous rendez compte ! »

A l'intérieur, l'agitation bruyante d'autrefois a fait place au cliquetis des claviers d'ordinateur tout au long des open spaces des studios de création TeamTO, Les Films du Nord, Les Tanukis... Rivés à leur écran, penchés sur leur table lumineuse ou sur leur story-board, les ouvriers très qualifiés d'aujourd'hui, plutôt jeunes, travaillent côte à côte mais isolés dans leur monde intérieur, univers de dessins animés, de courts et de longs métrages, de jeux vidéo, d'animations pour Internet. A Folimage, les uns enfantent Une vie de chat, premier long métrage d'Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli (au cinéma en 2011), ou Tante Hilda, de Girerd (2014). Les autres s'activent pour achever dans les temps les soixante-dix-huit épisodes d'Ariol. Sous l'oeil attentif d'Emilie Sengelin, la toute jeune capitaine en chef. Et comment s'en tire-t-elle, la débutante ? Elle a « du caractère », nous dit-on. Elle vit son conte de fées le mors aux dents, « y compris de nombreux week-ends ». Et n'a pour l'instant guère eu le loisir de savourer le chemin parcouru depuis 2004, lorsqu'elle était en première année à la Poudrière...

L'étudiante s'était alors attaquée à l'un des exercices au programme : simuler l'adaptation d'un livre jeunesse. « Il s'agit d'astreindre nos élèves, sélectionnés pour leur maturité créative, à s'approprier les univers des autres, explique Annick Teninge, directrice de l'école. Ce sont des auteurs en herbe, mais ils doivent apprendre à s'adapter car tous ne pourront pas vivre éternellement de leurs bulles ! » Parmi les titres imposés, Emilie et deux camarades choisissent Ariol, bande dessinée scénarisée par Emmanuel Guibert (également auteur de la BD Le Photographe) et illustrée par Marc Boutavant. L'ânon a du chien. Flanqué de son copain le cochon Ramono, cet écolier sage filtre le quotidien avec son âme enfantine, prompte à s'emballer pour un rien, à s'inventer une odyssée au coin de la rue ou croire à la fin du monde parce qu'il a perdu ses clés. Puisant dans ses souvenirs d'enfance (« Ariol, c'est tellement moi ! »), Guibert a su insuffler la vie dans les plus ordinaires des situations, week-end chez papi-mamie ou halte en voiture sur une aire d'autoroute. Il a cherché la justesse plutôt que les ressorts comiques. « Je me suis libéré de la dictature du gag, dit-il, comme de cette mauvaise habitude de bêtifier en s'adressant aux enfants. »

C'est cette singularité de ton qui a plu à Emilie et à ses deux camarades. L'exercice scolaire consistait à exposer un plan d'attaque pour faire sauter Ariol des cases de sa bande dessinée au petit écran, « et dans notre esprit, il n'était pas question de développer davantage ce projet d'adaptation », rappelle Annick Teninge. Mais parmi les membres du jury figurent Bayard, l'éditeur et les auteurs eux-mêmes. Guibert et Boutavant sont plus que séduits. Bayard commande un pilote à Folimage, France Télévisions salive, TF1 dégaine son chéquier et signe pour soixante-dix-huit épisodes. « Confier un projet aussi lourd à Emilie, incontestablement douée mais encore novice en matière de direction d'équipe, c'était gonflé », reconnaît Annick Teninge. « D'un autre côté, confie Jacques-Rémy Girerd, sa jeunesse jouait en sa faveur : n'était-elle pas plus en phase avec le jeune public d'Ariol qu'un vieux routier de l'animation ? »

Le fondateur de Folimage et de la Poudrière se moque de bousculer les pratiques en vigueur dans le milieu, il craint avant tout la sclérose, le tarissement du robinet à inspiration. « Je ne me reconnais pas du tout dans la figure française de l'artiste maudit, solitaire et introspectif. J'ai besoin des autres et de leurs différences. » Quitte à les chercher loin. Des hommes et femmes de quinze nationalités figurent au générique de Mia et le Migou.Deux Chinois, une Japonaise et un Portugais sont inscrits parmi les neuf étudiants de la dernière promo de l'école. Chaque année, une poignée d'artistes venus du monde entier sont accueillis en résidence à Folimage ; leurs courts métrages, largement primés, participent à la notoriété mondiale de la maison. « C'est très important, ce brassage de savoir-faire et de sensibilités. Ça tire tout le monde vers le haut. » Nouvelle illustration des ver­tus de ce creuset, deux ex-étudiantes de la Poudrière planchent sur un projet de série produit également par Folimage (l'adaptation du roman jeunesse Graine de monstre). « Nos élèves vont finir par croire que la Poudrière est l'école de Folimage, sourit Annick Teninge. Mais ça n'est pas le cas, il y a des passerelles, rien de plus ! »

Avec la Cartoucherie – cette « cour des images », comme on l'appelle aussi -, Jacques-Rémy Girerd se plaît à « faire perdurer cette idée de phalanstère », un lieu où une communauté bouillonne dans un chaudron créatif. Nul doute qu'elle apaise ses angoisses d'« artiste provincial », craignant par-dessus tout l'isolement. Mais il voit plus loin. En contrebas du site rénové s'étend une poignée d'hectares encore en friche, les vestiges de la gare ferroviaire et du canal, des bâtiments éventrés. « Imaginez un lieu d'exposition permanente dédié à l'animation. Pas un musée, quelque chose de très ludique et d'interactif. L'implantation d'autres structures de production. Et puis des concerts et des projections. Il faudrait que le site s'ouvre davantage aux gens d'ici ou de passage, à pied, en vélo, à cheval. » Faire de ce « pôle d'excellence » un « pôle d'attraction » pour Valence, voilà qui peut séduire les élus technophiles. En langage jeune, on appelle ça un « super spot ».

(Source: http://television.telerama.fr/television/la-cartoucherie-aux-cartoons,49549.php)

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TF1 adopte une tête de mule.

par Matthias Galante (16/11/2009)

Bien connu des petits lecteurs du magazine « J’aime lire », l’âne Ariol est aujourd’hui le héros d’une série animée réalisée dans la Drôme et promise au succès. Des présentations s’imposent.

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Un petit âne bleu caché derrière d’énormes lunettes, expert en pitreries avec sa ribambelle d’amis, ça ne passe pas inaperçu. Surtout quand il s’appelle Ariol, qu’il est en CM 2 et qu’il incarne le héros très touchant du nouveau dessin animé que TF 1 lance aujourd’hui (à raison de deux épisodes de quatre minutes les lundis, mardis, jeudis et vendredis, à partir 7 h 15 dans l’émission « TFou »).  

Les enfants de 6-9 ans connaissent bien cette sympathique tête de mule : série animée en 78 épisodes, « Ariol » est en effet tirée d’une bande dessinée publiée chaque mois dans le magazine « J’aime lire ». Avec deux millions de lecteurs revendiqués en France, le personnage « un peu fou, un peu casse-cou et très imaginatif » a donc tout d’un succès télévisuel en puissance.

Deux années de travail

Derrière cette adaptation se cache Folimage, le studio français qui a notamment réalisé les longs-métrages « la Prophétie des grenouilles » et « Mia et le Migou » (plus de 500 000 entrées en salles) ou encore « le Printemps de Mélie » diffusé sur France3. Pour « Ariol », la société installée à Bourg-lès-Valence, dans la Drôme, a utilisé un procédé combinant animation en papier découpé et animation numérique. Avec un budget XXL de 3,8 M€ ! Contrairement à d’autres studios, ici, tout se fait en équipe rapprochée sur un seul et même site (lire ci-contre), précise le directeur, Pascal Le Nôtre : « Il y a une vraie proximité géographique entre les décorateurs, les animateurs ou les monteurs. Le film se construit sous les yeux de chacun. Humainement, c’est important. Seule un peu de postproduction a émigré au Canada. »
Deux années de travail, une cinquantaine de petites mains talentueuses, une ribambelle d’ordinateurs, 449 280 images et deux réalisatrices (Emilie Sengelin et Amandine Fredon) ont été nécessaires pour donner vie à 5 h 12 de dessin animé. « Nous avons découvert un mode d’expression artistique très proche du travail en usine sidérurgique », s’esclaffent Emmanuel Guibert et Marc Boutavant, les deux créateurs de la bande dessinée, surpris par le côté fastidieux et répétitif des tâches nécessaires à la réalisation de quelques secondes de film. L’une des nombreuses difficultés de l’adaptation résidait dans le passage du traditionnel format carré de la BD au 16/9 de la télévision. Des décors ont donc dû être créés de toutes pièces en conservant l’esprit de l’original. Pas facile. Les échanges de mails entre les personnels de Folimage et les auteurs furent assidus. Et fructueux ? « Oui, affirment ces derniers, l’esprit d’Ariol est bel est bien là ! »

(Source: http://www.leparisien.fr/loisirs-et-spectacles/tf-1-adopte-une-tete-de-mule-16-11-2009-712741.php)


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Ariol, le petit ânon.

par Alain Val (17/11/2009)

Leçon de choses


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 Ariol est intelligent, sympa, espiègle comme tous les ânons. Il n’apprécie pas trop se lever le matin, et s’il aime l’école, c’est pour retrouver ses copains… et surtout Pétula, la plus belle fille du monde. Le scénariste, Emmanuel Guibert, explique son personnage : « Je souhaite raconter des histoires qui laissent la place à tout ce que l’existence d’un enfant peut comporter d’apprentissage, de réflexions et de découvertes de ses propres sentiments. En bref, Ariol “tâte de l’existence”. » Dans l’entourage du jeune héros, on retrouve Avoine et Mule, des parents souvent dépassés ; Mr. Le Blount, l’instituteur qui invente toujours des histoires rigolotes pour que ses élèves retiennent bien leurs leçons ; un chien sévère mais juste ; Ramomo, son petit cochon de copain ; Bitonio le lapin ; Bategaille, un animal mou comme un chamallow, et surtout Super Cheval, le héros « le plus balaise de l’univers tout entier… ». Avec humour, Ariol apprend aux jeunes téléspectateurs l’amour, l’amitié, les responsabilités ou l’importance des relations entre les générations. C’est sans doute pour toutes ces raisons que le petit ânon est déjà une star chez les libraires et que la télévision lui a fait les yeux doux. Il est comme ça Ariol, c’est un charmeur. 

( Source: http://www.telemagazine.fr/html/propos-ariol-le-petit-anon-274-1.html )

 

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Ariol, c'est le Petit Nicolas d'aujourd'hui.

par Nicolas Ancion

image2_reduitCe que Sempé et Goscinny étaient parvenus à capter dans le Petit Nicolas, c'était le substrat de toute une génération d'écoliers et d'enfants, celle de l'école immuable avec son marronnier et son préau, la famille image d'Epinal (papa travaille au bureau, maman est aux fourneaux) puis les copains modèles (le bagarreur redouté, l'intello conspué, le vrai ami fidèle), tout ça avec une touche de nostalgie, un doit d'espièglerie et une grosse couche de solitude, due en grande partie aux illustrations de Sempé, où les gosses semblent minuscules dans des décors immenses. La lecture du Petit Nicolas reste un bonheur à répétition, qu'on a plaisir à se rejouer de temps à autres, et ce n'est pas le succès de librairie des fonds de tiroirs republiés ces dernières années qui me démentira. Reste que durant ces dernières décennies, le monde a bien changé. Papa ne travaille plus au bureau, maman bien et, du coup, se contente du micro-onde, l'école est pleine de gadgets et de cours inédits, les copains regardent la télé au lieu de s'envoyer des beignes, les vacances n'ont plus la même odeur non plus.

Et puis Ariol vint. Une BD jeunesse publiée par Bayard, qu'on peut découvrir dans les pages de J'aime Lire et dans une belle poignées d'albums, à présent. Ariol, il n'y a pas de doute, c'est le Petit Nicolas remixé à la sauce XXIe siècle. Il passe du temps avec sa mémé, il est fan d'une série télé (« le chevalier cheval », bien normal d'aimer les canassons quand on est soi-même un âne, pas un cancre au sens figuré mais, littéralement, un fils d'ânesse, tout simplement), il prend le métro ou le TGV, fréquente une école mixte avec des animaux de toutes les origines, il pète volontiers avec son copain Ramono, joue à la console, n'aime pas la piscine, est amoureux éconduit de la jolie Petula, tandis qu'il se fait courir après par l'intello de la classe, la brillante Bisbille (malheureusement affublée d'une grosse paire de lunettes qui cache ses charmes). Bref, c'est un gamin de son temps.

Mais Ariol n'est ni l'élève Ducobu ni Kid Paddle, ses aventures débordent d'émotion et de justesse. Faut dire qu'elles sont dessinées par le brillantissime Marc Boutavant, dont le trait de crayon tout simple et les couleurs en à-plat sont d'une lisibilité impeccable, tout en laissant une grande place à l'expressivité, notamment celles des yeux immenses de chacun des personnages. Quant au scénario, c'est Emmanuel Guibert qui le signe (celui du « Photographe », entre autres, pour les lecteurs plus mûrs), avec un sens du dialogue particulièrement bien tapé, de l'onomatopée qui sonne plus vraie que nature et de la mise en situation délicieuse. Qu'on soit au jardin, chez le libraire, au pied de l'escalator ou dans le hall d'entrée d'un cinéma de quartier, Guibert développe des péripéties cocasses et touchantes de naïveté, dans un monde où les enfants s'imaginent super-héros et se révèlent super poilants. Drôle et juste au millimètre près.

A découvrir, à lire et à relire, avec ou sans enfants.

De la toute grande BD tout public.

Seul bémol, l'éditeur réédite parfois les mêmes histoires dans plusieurs albums, sous prétexte qu'il y a la série cartonnée et la série brochée et que le lecteur voit bien la différence. Foncez les yeux fermés pour le premier (prenez le plus épais) et vérifiez bien le contenu avant d'acheter les suivants !

Emmanuel Guibert et Marc Boutavant, « Ariol, Le chevalier Cheval », Editions Bayard, 134 pages.

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(Source: http://bibliobs.nouvelobs.com/blog/bd/ariol-cest-le-petit-nicolas-daujourdhui)

© Folimage/ Divertissement Subséquence (Ariol) Inc./ Bayard Jeunesse/ AB Productions/ ABSAT/ TéléTOON 2009 – Tous droits réservés

Posté par Stephane Bertaud à 01:16 - Séries - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

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